Trois idées de cryptographie en taille jouet.
XOR (clé partagée bit-à-bit), substitution (César / Vigenère, cassables par analyse de fréquence), RSA (asymétrique avec petits premiers). Manipule librement dans les trois onglets, puis relève la série de défis : chaque palier attaque l'un de ces chiffrements.
Ève intercepte deux chiffrés XOR produits avec LA MÊME clé. Sans connaître la clé, retrouve le premier mot caché du message 1.
mot 1 = ?chiffré 1 (C1) · clé inconnue
1F 0C 01 17 09 18 75 0D 09 05 0A 07
chiffré 2 (C2) · même clé
0E 06 0C 0F 03 19 07 6C 04 00 00 01 00
C1 ⊕ C2 (la clé s'annule)
11 0A 0D 18 0A 01 72 61 0D 05 0A 06
message 2 connu : « BONJOUR ALICE »
chiffré (octets hexa)
2B 09 09 0F 03 45 2D 3F 2C
déchiffré avec la même clé
Hello NSI
M ⊕ k ⊕ k = M — XOR est sa propre inverse
⚠ le piège de la clé réutilisée
Avec une clé à usage unique, XOR est inviolable. Mais si la même clé chiffre deux messages, alors C1 ⊕ C2 = M1 ⊕ M2 : la clé s'annule, et connaître un message révèle l'autre. C'est l'objet du premier palier ci-dessus.
- Symétrique (XOR, AES) : même clé pour chiffrer et déchiffrer. Très rapide, mais comment partager la clé sans interception ? Et jamais réutiliser une clé XOR.
- César / Vigenère : historiquement importants, cassables aujourd'hui en quelques secondes par analyse de fréquence (César) ou par Kasiski (Vigenère).
- Asymétrique (RSA, ECC) : deux clés différentes — l'une publique pour chiffrer, l'autre privée pour déchiffrer. Repose sur des problèmes difficiles (factorisation, logarithme discret).
- En vrai protocole (TLS), on combine les deux : asymétrique pour échanger une clé de session, symétrique pour chiffrer les données.